Bookfighting

Du 03/06/2017 au 01/07/2017

Sportmania

« Sportmania - le sport tous azimuts », un programme inédit d’expériences contemporaines participatives à la croisée du sport, des arts et la culture, de l’innovation, du bien-être individuel et professionnel.

Présentation

Croiser sport de combat et littérature, c’est tout le défi relevé par Yves Duranthon pour son Bookfighting : un véritable art martial « intellectuel »,  où le jeu consiste à jeter des livres de poche pour toucher son adversaire



Inspiré d’un manga de Yuichi Yokoyama, où le héros pourchassé par une bande de samouraïs armés de sabres se réfugie dans une bibliothèque et n'a d'autre choix que de se défendre avec des livres, la discipline ainsi créée répond autant aux influences de l’artiste (dadaïsme et surréalisme en tête) qu’à son inconscient de lecteur, pour lequel « les écrivains aiguisent leurs mots pour faire mal, pratiquent métaphoriquement la littérature comme un sport de combat » et où s’escriment donc les ombres tutélaires d’un Don Quichotte, d’un Gargantua, et les stratégies belliqueuses d’un Sun Tzu (L’Art de La Guerre). 
Mais attention, pas d’effet d’abstraction ici ! Le Bookfighting est un véritable sport de combat, frontal et physique, comme peuvent l'être la boxe, le karaté, le taekwondo ou l'escrime.

Les participants doivent donc se conformer aux règles compilées dans un véritable manuel, en accepter les principes (la loi de base est que le match se joue en 7 jeux et qu’un jeu se termine lorsque 4 livres sont au sol, avec le décompte des touches) et en respecter l’esprit (outre l’équipement et les protections obligatoires - fournies bien entendu aux combattants -, il convient bien sûr de respecter l'arbitrage, le public et… les livres !!). 
Ces règles, ce sont justement ce qui intéresse le plus Yves Duranthon et notamment leur invention et leur détournement. « L'hybridation du sport avec la culture, le grand écart conceptuel que cela peut supposer, me procure un immense plaisir et me permet de mettre en scène les grandes dualités qui animent l'humain à travers l'Histoire : nature/culture, corps/esprit, réel/symbolique », glisse ainsi l’artiste entre deux assauts. Alors si cette opposition lecture/combat vous titille, à vous de jouer !
 

Suivez toute l'actualité d'Yves Duranthon :

http://www.yvesduranthon.net/bookfighting-1/
http://bookfighting.blogspot.fr/
http://www.editions-hyx.com/fr/bookfighting-book



Infos pratiques :

  • Le samedis 03 et 17 juin dès 14h et jusqu'à 17h
  • Le samedi 01 juillet dès 14h et jusqu'à 17h.
  • Les participants peuvent arriver en cours d'après-midi.
  • Acessible aux mineurs accompagnés à partir de 16 ans
  • Inscription obligatoire
  • Veuillez présenter votre billet à l'entrée


Pour venir au MAIF SOCIAL CLUB et connaître nos horaires : toutes nos infos pratiques ici

Les commentaires
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Maif Social Club P.

Bonjour Jean D., Nous sommes désolés que cette pratique vous choque, mais ce n'est absolument pas l'intention de l'artiste. Le nom de l'atelier a été déterminé par l'artiste dans une optique de pratique à l’international puisque le Bookfighting se produit... roduit en Europe et dans le monde. Nous vous garantissons que les pratiquants et Yves Duranthon éprouvent un respect pour les livres et la littérature. Si vous souhaitez en savoir plus sur la démarche de l'artiste, n'hésitez pas à consulter le documentaire d'Arte Radio : https://www.arteradio.com/son/61657808/book_fighting Nous vous remercions d'avoir pris le temps d'exprimer votre avis, les retours des sociétaires nous sont précieux. L'équipe du MAIF SOCIAL CLUB.

Le 03/07/2017 à 13:01

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Jean D.

A MAIF-SocialClub Quelques points de votre commentaire en réponse (07/06/2017 à 15:55) tendent à éclairer ma perception du concept de 'bookfighting'. Toutefois, loin de me convaincre de son bien-fondé, ils me laissent plus perplexe encore. Je les reprends... reprends donc à présent, en y réagissant. 1. En intro, il me faut dire que l'idée de donner à ce "sport" un nom anglais me paraît être "l'euro de plus" jeté dans la fontaine propiciatoire du pouvoir anglo-saxon ; donc forcément en pure perte, puisque, du même coup, c'est une pierre de plus dans le jardin de la langue française et de la francophonie. 2. "les séances de Bookfighting apportent un nouveau regard sur la littérature", expliquez-vous. Regard "qui met à distance", en quelque sorte, n'est-ce pas ?! Qui met même assez violemment à distance, non ? Cela me paraît mal venu, à une époque où il serait mieux d'essayer de rapprocher les gens de la littérature, plutôt que de les entraîner à s'en débarrasser ; d'une façon des plus désinvoltes, qui plus est, n'est-il pas ? 3. "et mettent en avant la puissance du livre comme objet", poursuivez-vous. Pour un(e) niais(e,) doublé(e) d'un(e) inculte, et si possible débile mental(e), de préférence : oui, cela pourrait constituer une démonstration "probante" de la force de la littérature ou du "livre comme objet", ainsi que vous vous plaisez à le définir, introduisant une nuance qui mériterait d'être creusée. Mais pour moi (et probablement pour nombre d'autres individus aimant les livres, autrement qu'exclusivement pour leur seul contenu (déjà peu négligeable, s'il est bon) : l'aspect "objet" du livre, cela ne s'était jamais manifesté, jusqu'ici, autrement que par la beauté de l'objet ; si possible tout chargé de sens, de passé, de Tradition(s) ; et pourquoi pas d'amour ; en ornant notamment les rayons de mes bibliothèques, de lieux en lieux où il me fut donné de vivre, de résider, de lire même, à l'occasion... au long des ans et de mes aventures humaines. Alors que vous nous proposez, en lieu et place de ce que je revendique ici : de la violence ! Ah ! la belle affaire, que de retourner ainsi prestement une valeur prodigieuse, pour la projeter à la figure d'autrui, en lui disant : "Tiens ! Prends-toi la dans ta gueule, ta part d'humanité culturelle ! Et tu peux avoir la mienne par-dessus le marché, si tu as désir de "t'élever"... vers le vide post-moderne ! 4. Enfin, vous invoquez votre objectif de "faire découvrir aux participants de... nouveaux ouvrages et d'échanger autour de la pratique". Mais quelle pratique, bon sang ? Celle d'un combat pseudo-livresque, ramené pour la circonstance à une affrontement de gladiateurs, dans une arène de non-sens plus qu'absolu ?! Non, vraiment : ce sera sans moi. ... Ça, je tenais à vous le dire ; au risque que vous me répondiez, dédaigneux voire un brin méprisants, que vous n'attendiez pas après moi !... (Ce qui ne me fait, hélas, ni chaud ni froid ; ce qui "peu me chaut", si je puis ainsi dire.) Bien cordialement à vous, quoi qu'il en soit, et sans rancune aucune. Jean-Guy Davril, Sociétaire MAIF

Le 01/07/2017 à 08:11

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Maif Social Club P.

Bonjour Yolande, Nous comprenons votre sentiment, néanmoins les séances de Bookfighting apportent un nouveau regard sur la littérature et mettent en avant la puissance du livre comme objet. Il s'agit également de faire découvrir aux participants de... nouveaux ouvrages et d'échanger autour de la pratique. Pour toutes questions n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse maifsocialclub-paris@maif.fr Au plaisir de vous accueillir prochainement, L'équipe du MAIF SOCIAL CLUB

Le 07/06/2017 à 15:55

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Yolande B.

C'est fou ! j'ai beau lire et relire le résumé de présentation de BookFighting, je ressens comme un malaise que la Maif soit partenaire de ce type de chose. Je suis pourtant très philosophe dans l'âme et suis aussi en capacité de comprendre des représentations... ésentations abstraites. Le Bookfigting me choque, la litérrature est une nourriture spirituelle et intellectuelle et l'objet livre est pour moi trop précieux pour qu'il soit utilisé de cette façon...même en l'enrobant d'un discour "intellectuel". Maintenant, je relativise et il y a bien d'autre chose plus graves dans le monde. Mais j'avais besoin de partager ce sentiment.

Le 30/05/2017 à 14:27

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